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Longueuil – À l’issue d’une réunion de travail à la Maison de l’Union des producteurs agricoles (UPA) le 3 juin dernier, le premier ministre du Québec, François Legault, et le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, André Lamontagne, ont annoncé sommairement qu’une série de mesures étaient envisagées pour venir en aide aux productrices et producteurs en difficulté, en lien avec la crise agricole actuelle, la mobilisation en cours et les demandes de l’UPA.

Le 13 juin, fort de l’aval du conseil des ministres et après des vérifications d’usage auprès du gouvernement canadien, Lamontagne a confirmé l’adoption à brève échéance de six mesures totalisant 233,6 M$.

1. Initiative ministérielle visant à limiter les impacts de la sécheresse en Abitibi‑Témiscamingue en 2023

2. Bonification de l’initiative d’urgence

3. Adaptation du Programme de protection contre la hausse des taux d’intérêt – Sécuri-Taux Relève

4. Déclenchement de l’Initiative Agri-relance

5. Allègements réglementaires et administratifs

6. Soutien à l’adaptation aux changements climatiques

Le travail n’est pas terminé

Les mesures annoncées par le gouvernement du Québec traduisent une ouverture à court terme aux demandes du milieu, mais le travail est loin d’être terminé.

À moyen et long terme, le renouvellement de la Politique bioalimentaire du Québec, dès l’an prochain, sera déterminant au regard, notamment, d’un rehaussement significatif des budgets, du soutien, de l’accompagnement, des mesures et des programmes destinés aux productrices, aux producteurs et à la relève. Ces derniers sont en effet les principaux maîtres d’œuvre du plus important projet de société qui soit, c’est-à-dire celui de nourrir durablement les Québécoises et les Québécois. La prochaine Politique doit être conséquente avec cette grande responsabilité en pavant la voie à des politiques agricoles équitables qui permettent aux gens de la terre de vivre pleinement de leur métier.

Mobilisations régionales

Il est impératif que notre relève, nos terres agricoles, nos érablières, nos fermes familiales et nos forêts puissent continuer de nourrir sainement les Québécoises et Québécois, d’occuper le territoire et de participer activement au développement économique de nos régions.

Aux quatre coins du Québec durant les cinq premiers mois de 2024, les productrices et producteurs ont sillonné les campagnes et participé en grand nombre à des rassemblements régionaux afin d’exprimer leurs inquiétudes et leurs espoirs quant à l’avenir de l’agriculture et de la relève. Des heures précieuses ordinairement consacrées à leur entreprise et aux travaux à la ferme ont laissé place, pour un temps, à l’expression concrète d’un ras-le-bol inégalé.

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Québec crisis in agriculture; Place us at the heart of the solution!

At the end of a working meeting at the Union des producteurs agricoles (UPA) headquarters on June 3, Québec Premier François Legault, and Québec Minister of Agriculture, Fisheries André Lamontagne, briefly announced that a series of measures were being considered to help producers in difficulty, in connection with the current agricultural crisis, the ongoing mobilization and the demands of the UPA.

On June 13, with the approval of cabinet and after customary verifications with the Canadian government, Lamontagne confirmed the short-term adoption of six measures totaling $233.6 million.

1. Ministerial initiative aimed at limiting the impacts of drought in Abitibi-Témiscamingue in 2023

2. Enhancement of the emergency initiative

3. Adaptation of the protection program against rising interest rates – Sécuri-Taux Relève

4. Triggering the Agri-relance recovery Initiative

5. Regulatory and administrative relief

6. Support for adaptation to climate change

The work is not finished

The measures announced by the Québec government reflect a short-term openness to demands from the community, but the work is far from finished.

In the medium and long term, the renewal of the bio-food policy, starting next year, will be decisive with regard, in particular, to a significant increase in budgets, support, accompaniment, measures and programs intended to producers and the next generation.

The previously mentioned issues are in fact the main implementers of the most important social project there is—sustainably feeding Québecers. The next policy must be consistent with this great responsibility by paving the way for equitable agricultural policies that allow people on the land to make a full living from their profession.

Regional mobilizations

It is imperative that our next generation, our agricultural land, our maple groves, our family farms and our forests can continue to healthily feed Québecers, occupy the territory and actively participate in the economic development of our regions.

Across the four corners of Québec during the first five months of 2024, producers traveled the countryside and participated in large numbers in regional gatherings to express their concerns and their hopes about the future of agriculture and succession. Precious hours ordinarily devoted to their business and farm work gave way, for a time, to the concrete expression of unparalleled dissatisfaction.